Le site de Scène d'Envies, troupe de théâtre amateur de Jouars Pontchartrain (78)

Retour sur le festival de théâtre de Jouars Pontchartrain

Une belle salle, un public nombreux et très « vivant » et une régie technique irréprochable nous ont accompagnés pour notre ‘Mastication des morts’ samedi 13 avril à Pontchartrain. Une soirée magique pour la troupe, avec une très forte charge émotionnelle.

Tous nos remerciements à l’organisation pour leur confiance renouvelée et pour soutenir ce beau projet de festival de théâtre amateur.

A lire absolument : le billet de Jean-Pierre – de la Compagnie des Astres – ici.

Nous partageons sans réserve son avis : le théâtre amateur n’est pas le théâtre de l’amateurisme. C’est celui de la passion, sans calcul ni autre intérêt que le plaisir partagé du texte et de la scène.

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3 Réponses

  1. Edwige

    Je ne peux qu’abonder en ce sens. On trouve même bien souvent une ferveur, un dévouement bien plus grands dans le milieu amateur, et ce, que ce soit dans le théâtre, la musique ou ailleurs. Le plaisir et le partage avant tout ! Et une fois encore, cette soirée à Jouars était un enchantement. Dès le départ, le ton était donné. Les sourires commençaient à poindre timidement dans le public, jusqu’à ce que soit déclenchée une salve d’applaudissements, première d’une longue série. Les personnages défilaient, magnifiquement campés par des comédiens plus en forme que jamais. Les saynètes s’enchaînaient sans temps mort, oscillant entre le rire et l’émotion, la légèreté et l’horreur, sublimées par une mise en scène inventive et parfaitement maîtrisée qui donnait encore plus vie à ce merveilleux tableau d’outre-tombe. Un immense merci à toute la troupe… À quand une prochaine représentation ?

    26 avril 2013 à 2210 01

  2. J’étais présent dans la salle le 13 Avril avec ma femme. Je ne connaissais pas du tout la pièce. J’étais intéressé par cette initiative de théâtre amateur car ca me rappelait ma jeunesse quand j’ai joué le rôle de Créon dans l’Antigone de J. Anouilh, lors de 3 représentations. Cette expérience m’avait beaucoup apporté au delà du jeu de scène pendant quelques heures. C’est la préparation qui est l’étape la plus importante, car c’est elle qui conduit au dénouement de la représentation. Connaissant l’un des acteurs j’étais curieux de partager avec lui cette expérience vue de l’autre côté de la scène. Voilà avec quelles lunettes je me suis assis sur la chaise le 13 Avril.

    Je dois dire que cette représentation est allée bien plus loin que ce que j’avais imaginé ou espéré. Je pensais voir une troupe de théatre sympathique, mais j’ai vu aussi un travail remarquable de mise en scène et de lumières, de traitement du texte, de diction, sur une pièce j’en suis persuadé qui reste extrêmement difficile à jouer, extrêmement forte, très dynamique, très séquencée. Du théâtre comme on lirait un hashtag #lavielamort, avec en plus toute l’émotion qui passe. On est happé, captivé, chamboulé, interrogé. Emu. Du choc, du charnel, de la douceur aussi, de la douleur beaucoup. Ces morts nous parlent surtout de la vie. Ils veulent que nous apprenions de leur vie parce que maintenant ils sont morts et leur parole est soudain libérée. C’est un cimetière qui nous parle, c’est à dire une mémoire enfouie, âge après âge. L’auteur se livre à un travail de paléontologue de notre mémoire collective, pour que nous puissons nous dire en sortant : Pour quoi vivons nous? Et pour quoi mourons nous? De tels moments sont précieux.
    Merci la troupe.

    15 mai 2013 à 909 09

  3. Commentaire de Françoise (reçu par mail) :

    Très bon moment de théâtre où, curieusement par rapport au sujet, on peut rire beaucoup. D’ailleurs c’est ce que j’ai fait, et sans me forcer.

    J’ai vu des comédiens qui ont « sorti leurs tripes » avec générosité, pris leur personnage à bras le corps, et l’ont incarné corps et âme, dans toute leur complexité.

    Bravo, d’autant plus que les textes étaient difficiles, dans leur contenu comme dans leur forme parfois.
    Certains passages crus pouvaient déplaire mais ont réussi à bien passer car ils dévoilaient simplement la réalité de côtés très sombres que peuvent posséder certains êtres humains.
    Et cet humour presque toujours présent, parfois grinçant, arrivait à rendre les sujets peut-être un peu moins effrayants sans masquer pour autant leur extrême gravité (viol, inceste….)

    Enfin j’ai beaucoup aimé aussi la mise en scène ingénieuse, avec la survenue de certains « morts » depuis la salle, les quelques accessoires symboliques qui laissaient toute leur place au jeu des comédiens, et enfin je ne peux oublier le monument aux morts, si vivant (!)

    En conclusion, l’idée que j’en ai tirée ?
    que la mort n’est pas vue comme une fin, mais un infini prolongement de la vie peut-être.

    16 juin 2013 à 2008 57

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